Le Girardin agricole et le Girardin industriel reposent sur le même article du Code général des impôts, le 199 undecies B, et sur un principe identique : un apport unique finance un investissement productif Outre-mer, en échange d’une réduction d’impôt supérieure à cet apport, obtenue dès l’année suivante. Ce qui les distingue, c’est la nature des biens financés — équipements et installations industriels d’un côté, matériel et aménagements agricoles de l’autre — et, avec elle, le profil de risque de l’opération.
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Un cadre fiscal commun : l’article 199 undecies B
Les deux dispositifs partagent les mêmes règles. L’apport est versé « à fonds perdu » : vous ne récupérez pas le capital, mais une réduction d’impôt qui lui est supérieure. Le bien financé doit être neuf, productif et exploité Outre-mer pendant au moins cinq ans. La réduction est « one-shot » : elle s’impute en une fois, l’année qui suit l’investissement.
Ces deux montages relèvent du plafond spécifique des investissements Outre-mer, fixé à 18 000 € — au lieu du plafond global de 10 000 € applicable à la plupart des niches fiscales. En deçà de 250 000 € investis par société, l’opération est dite « de plein droit » et ne requiert pas d’agrément ; au-delà, l’agrément préalable de l’administration fiscale devient obligatoire.

Ce que finance le Girardin industriel
Le Girardin industriel finance du matériel industriel neuf loué à des exploitants ultramarins : centrales photovoltaïques, matériel de travaux publics, équipements de production, groupes frigorifiques, véhicules utilitaires. L’investisseur vise un gain fiscal net et rapide. Selon les opérateurs du marché, le rendement affiché se situe en 2026 entre 110 % et 135 % de l’apport, récupéré en une année sous forme de réduction d’impôt.

Ce que finance le Girardin agricole
Le Girardin agricole oriente le même mécanisme vers l’investissement productif agricole Outre-mer : matériel agricole, serres, systèmes d’irrigation, mais aussi aménagements fonciers. Chez Dom Com Invest, l’apport finance en Guyane des travaux concrets — pistes d’accès, réseaux de drainage — qui rendent des terres cultivables et soutiennent le développement agricole local. La logique fiscale est la même que pour l’industriel ; s’y ajoute une dimension d’impact territorial, pour qui souhaite donner du sens à son impôt.

Girardin industriel ou agricole : le comparatif
Critère | Girardin industriel | Girardin agricole |
|---|---|---|
Base légale | Art. 199 undecies B du CGI | Art. 199 undecies B du CGI |
Biens financés | Matériel et installations industriels | Matériel et aménagements agricoles |
Territoire | DOM-COM | DOM-COM (Guyane pour Dom Com Invest) |
Structure | SNC (plein droit) ou SAS (agrément) | SNC ou SAS dédiée |
Engagement | Conservation des parts 5 ans | Conservation des parts 5 ans |
Réduction | One-shot, l’année suivante | One-shot, l’année suivante |
Plafond | 18 000 € net de rétrocession | 18 000 € net de rétrocession |
Dimension | Rendement fiscal | Rendement fiscal + impact agricole |

Lequel choisir selon votre profil ?
Les deux dispositifs s’adressent d’abord aux contribuables fortement imposés, capables d’absorber une réduction de plusieurs milliers d’euros la même année. Le choix se joue ailleurs. Si votre seule boussole est le gain net, l’industriel et l’agricole se valent : dans les deux cas, une opération sans agrément ouvre droit à une réduction pouvant atteindre 40 909 € (taux de 44,12 %, le reste de l’avantage étant rétrocédé à l’exploitant). Si vous voulez relier votre fiscalité à un projet concret et durable, le Girardin agricole ajoute une dimension d’impact que l’industriel n’a pas.
Questions fréquentes
Peut-on cumuler Girardin agricole et industriel ?
Oui, dans la limite du plafond Outre-mer de 18 000 € net de rétrocession.
Faut-il un agrément fiscal ?
Non en deçà de 250 000 € investis par société ; au-delà, l’agrément préalable est obligatoire.
Quand la réduction est-elle imputée ?
L’année suivant l’investissement : un apport versé avant le 31 décembre 2026 réduit l’impôt payé en 2027.
En résumé. Même article, même mécanique « one-shot », même plafond de 18 000 €. Le Girardin industriel finance des équipements industriels et vise le rendement fiscal pur ; le Girardin agricole finance du matériel et des aménagements agricoles Outre-mer, et y ajoute une logique d’impact. Pour un investisseur fortement imposé en quête de sens, l’agricole coche les deux cases.




